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Protéger le cerveau contre les blessures

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Lieu

Burnaby, Colombie-Britannique

Ce qu’ils font

Mécanisme de déviation de choc pour les casques afin d’accroître la protection qu’ils procurent.

Ce qui la distingue des autres

BrainShield est la première décalcomanie fonctionnelle du genre qu’on peut apposer sur un casque afin d’empêcher toute torsion importante de la tête et du cou lors d’un choc.

Lien avec Mitacs

Le fondateur était un stagiaire du programme Accélération en 2011-2012 et un chercheur postdoctoral du programme Élévation en 2012-2013. 

Toutes les trois minutes au Canada, une personne subit un traumatisme craniocérébral (TCC). Un TCC peut provoquer des maux de tête, des troubles de la mémoire, une dépression, une paralysie, des difficultés d’élocution et de langage, ainsi que des troubles cognitifs. On estime que le fardeau économique découlant des TCC s’élève à 12 milliards de dollars par année au Canada.

Malgré le port du casque, on enregistre un nombre très élevé de TCC dans des sports de contact comme le football et le hockey. Compte tenu de la popularité de ces sports, comment pouvons-nous améliorer la sécurité des joueurs?

Relever le défi que représente la sécurité des casques protecteurs

En 2010, Daniel Abram  a obtenu une bourse d’études postdoctorale en génie des systèmes mécatroniques à l’Université Simon Fraser. Originaire d’Iran, Daniel avait été mis au défi par son superviseur, le professeur Farid Golnaraghi, de trouver une façon de rendre les casques protecteurs de sport plus sécuritaires.

« Pratiquement tous les casques protecteurs offerts actuellement dans le marché sont conçus, vérifiés et certifiés pour protéger les personnes qui les portent contre les fractures du crâne, et ont fait l’objet d’essais de compression seulement au moyen d’un banc d’essai d’impact vertical », explique Daniel. « Le problème est que dans la plupart des accidents, la tête frappe un obstacle suivant un certain angle, ce qui cause non seulement une compression, mais aussi une vive torsion de la tête et du cou. La combinaison de ces deux facteurs augmente considérablement le risque de traumatismes crâniens. »

Après avoir étudié le problème pendant plusieurs mois, l’équipe de Daniel a eu un éclair de génie. « Nous avons réalisé que notre objectif n’était pas de concevoir un nouveau type de casque; il consistait plutôt à élaborer une technologie qu’on pourrait ajouter aux casques existants », souligne-t-il. « Nous avons eu l’idée de créer un mécanisme de déviation des chocs appelé BrainShield. »

Pour pousser leur recherche plus loin, Daniel et M. Golnaraghi, en partenariat avec Innovata Labs, ont participé à trois stages Mitacs Accélération et,  plus tard, à un stage de recherche postdoctorale Mitacs Élévation. Grâce à ces stages, l’équipe a mis au point le concept BrainShield, une microcouche qui s’applique facilement, tout comme une décalcomanie, sur le dessus du casque protecteur pour atténuer les torsions prononcées et la compression de la tête lors de la plupart des chocs angulaires.

Voici BrainShield

Créé par Shield-X Technology Inc., BrainShield est la première décalcomanie fonctionnelle du genre constituée de microcouches qui s’installe facilement sur l’extérieur des casques protecteurs pour en accroître considérablement l’efficacité. D’une épaisseur inférieure à 1 mm, cette décalcomanie, qui peut être transparente ou imprimée avec le logo d’une équipe, améliore la protection offerte par les casques.

En 2014, l’entraîneur de l’équipe de football de l’Université Simon Fraser, Jacques Chapdelaine, qui manifestait beaucoup d’intérêt à l’égard de la protection de ses joueurs, a accepté que son équipe mette à l’essai la décalcomanie BrainShield pendant une saison. Selon lui, le nombre de commotions cérébrales subies par ses joueurs est passé de 14 en 2013 à seulement 4 en 2014.

Lancement sur le marché

Daniel a constaté qu’il est très difficile de faire passer un nouveau produit de l’étape du prototype à celle de la fabrication. « Il y a tant de choses à apprendre, depuis le financement jusqu’à l’achat et au traitement des matériaux, en passant par la production », avoue-t-il. « Avoir une bonne idée et créer un prototype ne constituent que le début du processus, mais nous avons été chanceux puisque les commentaires formulés par des utilisateurs professionnels de la décalcomanie BrainShield ont été sensationnels. »

Faisant preuve d’une détermination sans relâche, Shield-X Technology a obtenu un financement par capital de risque à l’automne de 2014 et négocie actuellement une licence avec un fabricant international.

L’avenir s’annonçant prometteur pour Shield-X Technology et BrainShield, Daniel se rappelle les débuts du projet, lorsque tout a commencé.

« Mitacs a été la première organisation à croire en nous; on a cru en notre vision en 2010, c.-à-d. qu’il était possible d’améliorer la sécurité des casques de protection », explique-t-il.

« Sans le soutien de Mitacs, je ne pense pas que nous serions rendus où nous sommes aujourd'hui, le dispositif BrainShield étant presque prêt à faire son apparition dans le marché et à révolutionner le concept de la protection offerte par les casques. »


Mitacs would like to thank the Government of Canada, the Atlantic Canada Opportunities Agency, along with Alberta Innovates Technology Futures, the Government of British Columbia, Research Manitoba, the Government of New Brunswick, Research & Development Corporation of Newfoundland & Labrador, the Government of Nova Scotia, Innovation PEI, the Government of Quebec, and the Government of Saskatchewan for their support of the Accelerate program.