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Les données volumineuses s’attaquent au crime en Saskatchewan

Étant la province qui affiche le taux de criminalité le plus élevé au Canada, la Saskatchewan parvient progressivement à réduire le taux de criminalité et la gravité des crimes depuis 2003. Des approches innovatrices à l’égard du maintien de l’ordre et de la réduction du crime ont permis de s’attaquer à un des enjeux sociaux les plus importants de la province.

Mais à présent, un partenariat entre une équipe de chercheurs du Département d’informatique de l’Université de Régina et ISM Canada met au point de nouveaux outils qui utilisent des « données volumineuses » afin de lutter contre la criminalité dans les rues grâce à de l’information tirée du monde virtuel.

À la recherche d’une solution axée sur les données volumineuses

En tant que spécialiste du stockage et de l’analyse technologique, ISM Canada offre d’importants services de soutien à de nombreuses grandes sociétés et a des gouvernements, notamment au ministère de la Justice de la Saskatchewan. ISM voulait savoir s’il était possible d’établir des liens, à l’aide de millions de données, qui pourraient les aider à mettre en place de nouvelles initiatives de réduction du crime dans la province.

Compte tenu du volume imposant de données, ISM s’est associé au professeur Howard Hamilton de l’Université de Régina ainsi qu’à une équipe de six chercheurs afin de tirer profit de leur expertise à l’égard des plus récentes techniques de la science des données.

Mehdi Sadeqi, un chercheur postdoctoral et le chef d’équipe, a expliqué leur approche : « Un des éléments très intéressants au sujet de l’information sur le crime est que nous pouvons l’utiliser pour établir des liens, et ensuite, effectuer des prévisions. Prenons les graffitis par exemple. Nous pourrions dresser la carte des secteurs où le nombre de graffitis a augmenté et la superposer à l’information concernant d’autres crimes dans le secteur, comme les introductions par effraction. Si un lien peut être établi entre les deux, nous pouvons ensuite nous servir de ces connaissances pour aider les graffiteurs à éviter les comportements criminels qui peuvent les amener à commettre des introductions par effraction. C’est ainsi que nous utilisons les données volumineuses pour empêcher les criminels de récidiver, et, avec un peu de chance, les sortir du cycle de la criminalité aussi. »

L’équipe de chercheurs s’inspire d’une expertise variée, notamment l’exploration et la visualisation de données, la protection de la vie privée et l’analyse des réseaux sociaux. L’étudiante de maîtrise en informatique, Credell Simeon, décrit son rôle : « De mon côté, je me suis intéressée à “l’analyse des sentiments” tirés des réseaux sociaux. Nous pouvons déterminer si une personne manifeste l’intention de commettre un crime à l’aide de données accessibles au public, comme des publications ou des gazouillis sur différents médias sociaux. Si nous associons ces intentions aux autres informations disponibles, nous obtenons un portrait plus complet de la manière et de l’endroit où les crimes peuvent être commis. »

Une fois terminé, le système d’exploration et de visualisation des données sera un outil important à l’appui des programmes de réduction du crime. Les connaissances acquises peuvent aider les contrevenants à ne pas intégrer le cycle de la criminalité, et potentiellement mener à la réduction du taux de criminalité de la province à long terme.

La chance de parfaire leurs compétences

Mehdi et Credell ont exprimé leur fierté d’avoir participé à une initiative importante et de grande envergure.

« Ce projet m’a réellement aidé à élargir mes connaissances à propos des aspects théoriques et pratiques de mon domaine, » a déclaré Mehdi. « De travailler avec l’équipe d’ISM m’a aidé à comprendre ce que c’est que de travailler en entreprise et de respecter des exigences opérationnelles.

En tant que responsable du projet, j’ai appris à motiver mon équipe et à tirer profit des forces de chacun afin de présenter le meilleur produit à notre client. En fin de compte, ce projet me donne la liberté de choisir entre le milieu universitaire et des affaires parce que je connais maintenant les deux réalités. »

En ce qui concerne Credell, le projet lui a donné un aperçu d’un avenir possible. « En tant qu’étudiante étrangère, le programme Mitacs Accélération m’a permis d’acquérir de la précieuse expérience de travail qui m’aidera dans ma recherche d’emploi au Canada. J’ai une meilleure idée de ce que les entreprises recherchent, et je sais comment mes compétences peuvent les aider. Je suis très heureuse d’avoir vécu cette expérience. »

Photo : L’équipe du projet Mitacs Accélération supervisée par le professeur Howard Hamilton (au centre).

 


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada, le Programme de stages en recherche et développement industriel des Réseaux de centres d’excellence, le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Alberta Innovates Technology Futures, Research Manitoba et la Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que les gouvernements de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de la Saskatchewan de leur soutien à l’égard du programme Mitacs Accélération.

Photo gracieuseté de l’utilisateur de Flickr John Backstrand. Utilisée en vertu de la licence Creative Commons Attribution 2.0.