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Carte postale du Vietnam : un étudiant de UBC examine l’impact de la pêche sur les hippocampes sauvages

Je me suis réveillée à 5 h ce matin alors que le crépuscule commençait à poindre dans le ciel tapissé de nuages aux teintes rose orangé. J’ai sauté sur ma moto, la manœuvrant le long des chemins de terre qui avaient été détrempés par la pluie de la nuit dernière. Au bout de quelques minutes, je pouvais percevoir l’océan et les centaines de bateaux de pêche qui parsemaient l’horizon. Bienvenue à une journée de recherche sur l’île de Phu Quoc, Vietnam!

Depuis mon arrivée au Vietnam il y a deux mois, j’ai vécu un tourbillon de nouvelles expériences. Je suis ici pour étudier les hippocampes : ceux qui vivent sous l’eau et ceux qui sont attrapés par les bateaux de pêche. Cette recherche constitue le volet pratique de ma maîtrise en sciences que je suis en train de compléter au centre de la pêche de l’Université de la Colombie-Britannique, sous la tutelle de Dre Amanda Vincente et Dre Sarah Foster. Mon labo, Projet Seahorse, effectue des recherches dans le monde entier, principalement dans le sud-est de l’Asie. Mon travail renforce les liens entre le Canada et le Vietnam et contribue aux efforts de conservation des hippocampes.

La demande de Bourse de recherche Mitacs Globalink était simple et lorsque j’ai appris que je l’avais reçue, j’étais ravie! Mitacs m’a bien guidée tout au long de la planification avant mon départ. J’étais donc bien préparée pour ma recherche à l’étranger.

Je suis arrivée à Hanoi, la capitale du Vietnam, et j’ai fait la connaissance de Dr Nguyen Manh Ha de l’Université nationale du Vietnam, qui m’a aidé à m’accoutumer à la vie au Vietnam. De là, j’ai voyagé jusqu’à l’île de Phu Quoc, située dans le golfe de la Thaïlande.

Je fais de la plongée sous-marine et j’observe la prise des bateaux de pêche pour en apprendre le plus que je peux au sujet des hippocampes. Le Vietnam exporte ces petits poissons de mer en vue de leur utilisation dans la médecine traditionnelle, les aquariums et comme objets de curiosité. Cependant, il n’est pas clair si cette exploitation est durable. Mon projet vise à étudier les populations d’hippocampes et leur vulnérabilité à la surpêche.

Mon expérience à l’étranger a été un facteur intégral de mon développement personnel, de ma créativité et de mon innovation. Les études que j’ai menées en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud ont contribué à la personne que je suis devenue et m’ont permis de redonner aux communautés dans le monde entier. Ma passion, c’est la conservation marine, et grâce au programme Mitacs Globalink, j’ai eu l’occasion formidable de travailler au Vietnam et de prendre part à la recherche de l’élaboration d’un plan national de gestion pour la durabilité des hippocampes.